"Life 's but a walking shadow,
A poor player that struts and frets his way upon the stage
And then is heard no more.. "(Macbeth V, 5)
Faux-fuyants est une pièce sur le mensonge et sur la fragilité des relations humaines, dont l'auteur a choisi le théâtre à la fois pour sujet et pour objet et l'humour comme vecteur. Son credo ? «Seul le rire peut nous faire reconnaître des vérités dont nous ne sommes pas très friands. Seul le rire est assez généreux pour entendre nos confessions, écouter nos faiblesses et nos débâcles intimes... et nous laisser croire que la prochaine fois... la prochaine fois, ce sera différent.» La construction est drôle et originale : comme dans un bon polar, on attend le dénouement en essayant de démêler encore et encore une intrigue qui n'en finit pas de nous échapper car ce thriller psychologique, tout en nous faisant voyager de surprise en surprise, nous renvoie à une réflexion de nous-mêmes sur nous-mêmes à travers un jeu de miroirs dont les images finissent toujours par être différentes de la réalité que l'on croyait pourtant avoir appréhendée. La victime ? C'est la vérité. Le mobile ? C'est l'amour. Tout le reste est littérature !
"Et à la fin des fins, qu'est-ce que l'art, qu'est-ce que la vie, si ce n'est ça ? Un peu d'amour, quelques rires et puis...la mort..."
