10/07/07
Ce lieu est verdoyant de toute part, au milieu de la pelouse se dresse un comptoir sans intérêt. Trois misérables tabourets encadrent le lieu clos. Deux personnes aux opposés se dressent, un clignement d'oeil , un battement de paupière et ils se retrouvent collés entrelacés à s'y tromper. Munis d'une bouche et deux bras confondus la paire est le malêtre. Seconde séquence d'échanges, elle se retrouve à giser par terre. Il l'attrape fermement plaque la surface plane de son dos au tronc d'un arbre gravé, désormais mort, dépourvu de toute sa flore. Une substance rouge acqueuse s'échappe des tympans de la belle, et de ses oreilles délicates vient colorier les lettres d'un amour de bois gravé. Je la vois sangloter la souffrance. Je lis parfaitement le dédain au bout de ses lèvres. Elle, je la connais , lui, je ne vois toujours pas son visage.Il est semblable à la grande faucheuse vue de dos, le brouillard esquive son squelette . Il est la mort sans son manteau de haillons. Je sors d'une bulle pour jouer le rôle que j'ai toujours rêver de mériter , celui du héro. Il tente un dernier baiser refusé et brandit le poing. Je m'approche, la folie, la furie m'envahit.J'avance en tournant, je suis une toupie. Dans ma course vers l'infame homme je vêti mon costume de femme accomplie. Qui suis-je pour me diriger vers lui et non vers elle. Le magnétisme d'une forte envie m'attire vers lui.Je lui saute à la gorge comme un loup sur sa proie. L'homme fait quelques pas de déséquilibre et lâche sa victime dans une chute peu violente. L'être aimé, affaiblie, se laisse glisser le long du tronc et occupe une place de spectateur devant mon exploit. Je me fige, mes chevilles sont lourdes, j'ai tout simplement vu le visage de l'homme. Je sais qui il est, je sais le compte que j'ai à lui rendre, mais la seul chose que je ne savais pas ... son visage. Et enfin la découverte m'immobilise, il a le même visage que lui, lui qui m'accompagne depuis 11ans, lui toujours aussi capricieux, lui qui m'a fait souffrir plus que les sources de mes problèmes. J'ai l'opportunité de battre ici celui qui veux me voler ma Vie et celui qui veux effacer ma vie. Une lutte acharnée me fait vaincre. Le coup de grâce, de mes mains fines qui ne sont en rien des battoirs j'attrape l'encolure du mâle et le plaque à terre. Je lui ordonne de respecter les choix de la belle au risque de devoir me revoir une ultime fois. Il déguerpi comme un lièvre le chasseur à ses trousses. Je m'approche de l'âme soeur, lui adresse un sourire et lui offre mon bras tendu. Elle se relève et sans même lâcher ma main vient se blottir contre moi.
Je suis un héro !Capatea
Jack, la plus belle histoire de ma vie, du Shakespeare en plein
;-)
[ déjà si loin ... ]